Il est possible que certains aidants vivent Noël comme une corvée supplémentaire. Nous sommes souvent fatigués en fin d’année, comme si nous courrions le sprint final d’un marathon. Il va falloir s’organiser autour des fêtes de fin d’année.

Quand le proche aidé se trouve dans une situation de très grande perte d’autonomie, plus question d’avoir un noël normal ! Nous nous interrogeons sur les ressentis des uns et des autres : La famille a-t-elle envie de passer du temps avec le proche diminué ?
Les symptômes de la maladie sont si présents et apparents… Ne vont-ils pas faire peur à l’entourage et impressionner les petits enfants ?
L’aidant principal peut avoir l’impression de se partager entre deux Noël, celui avec sa famille bien portante et celui avec le proche aidé.
Comment faire ?
Certains choix sont difficiles…
L’appartement de papa est vide, silencieux, pas d’enfant cette fois-ci, sa maladie est beaucoup trop impressionnante pour les enfants. Nous nous retrouvons seuls en tête à tête à dîner en silence avec un chant de Noël. Alors je décide d’aller chercher un vieil album photos et de le commenter avec lui, quand je le vois subitement verser des larmes…
Plus Jamais je ne voudrais revivre ce moment difficile.
Alors vous qui êtes aidants ne vous coupez pas des autres par principes !
Essayez de ne pas passer Noël seuls, entourez vous : invitez si besoin voisins, amis, et tant pis pour la maladie et les contraintes.
A plusieurs, on partage et on rit, sans parler de la maladie. Considérons l’aidé comme une personne normale qui a envie peut-être de sortir (si c’est possible), vivre la fête, ne pas être regardé comme un frein pour les autres et la société. Ne l’enfermons pas, mais donnons lui de la gaieté et du plaisir dans le partage.
Noël ne sera alors plus vécu comme une corvée pour vous, aidants !







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