Psychologue et psychothérapeute, figure incontournable des soins palliatifs en France, Marie de Hennezel est aujourd’hui marraine d’Aidant Attitude.
Elle a notamment publié « La mort intime » (1995) préfacée par François Mitterrand, « L’art de mourir » (1997) et « Qu’allons-nous faire de vous ? » avec son fils Edouard de Hennezel (2011). Brève biographie…
« Ceux qui vont mourir nous apprennent à vivre »
Citation tirée de « la mort intime » de Marie de Hennezel

Née à Lyon le 5 août 1946, Marie de Hennezel baigne dans une culture familiale forte. Cinquième d’une fratrie de onze enfants, elle est aujourd’hui à la tête d’une famille de 3 enfants et de quatre petits enfants.
D’abord professeur d’anglais, elle devient psychologue et psychothérapeute en 1975. Elle commence sa nouvelle carrière en exerçant pendant 7 ans dans les plannings familiaux, puis à l’hôpital psychiatrique de Villejuif.
En 1986, elle rencontre François Mitterrand : un tournant dans sa vie. Le Président de la République lui propose d’intégrer la première équipe de soins palliatifs* en Europe continentale. En 1987, elle entre à l’Hôpital international de la Cité universitaire de Paris. Elle y travaille pendant 10 ans et devient une figure incontournable des soins palliatifs en France.
En 1990, Marie de Hennezel intègre l’unité de soins Sida, dirigée par le Docteur Tristane de Beaumont, à l’hôpital Notre Dame du Bon secours. L’expérience de ces deux années la pousse en 1992 à fonder l’Association Bernard Dutant – Sida et Ressourcement **, avec Jean-Louis Terrangle.
Elle est alors chargée de différentes missions d’études par plusieurs ministres de la santé. Jean-François Mattéi lui confie une mission sur la fin de vie. Un rapport « Fin de vie et Accompagnement » est remis au ministre le 16 octobre 2003. Elle effectue, pour Xavier Bertrand, un tour de France des ARH – Agences régionales d’hospitalisation – et des DRASS dans le but de sensibiliser et informer les professionnels de santé aux questions de fin de vie. Et contribue ainsi à changer le regard sur la mort.
Le 17 décembre 2003, elle est auditionnée par la mission parlementaire d’information sur l’accompagnement de la fin de vie. Et elle contribue ainsi à l’adoption d’une loi sur les droits des malades et la fin de vie le 30 novembre 2004.
En septembre 2007, son rapport de mission « La France palliative » est remis à Madame Roselyne Bachelot. Ce rapport fait l’état des lieux de l’avancée de la culture palliative en France.
Depuis septembre 2008, Marie de Hennezel anime régulièrement des séminaires sur « l’art de bien vieillir » pour la Caisse de retraite des professions du spectacle, de l’audio-visuel et de la presse, AUDIENS.
Elle est membre du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs et de l’accompagnement (CNSSA).
Distinctions
En 1999, Marie de Hennezel reçoit les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur.
En mars 2003, Jean-François Mattei, Ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes Handicapées, lui remet les insignes d’Officier de l’Ordre National du Mérite.
Pour en savoir plus allez visiter le site officiel de Marie de Hennezel.
Bibliographie :
Qu’allons nous faire de vous ?, Carnets Nord, 25/08/2011
Une vie pour se mettre au monde, Carnets Nord, 25/03/2010
La sagesse d’une psychologue, l’Oeil Neuf Editions, 04/02/2009
La chaleur du coeur empêche nos corps de rouiller, Robert laffont, 17/01/2008
Le souci de l’autre, Pocket, 03/03/2005
Mourir les yeux ouverts, Albin Michel, 02/03/2005
Propositions pour une vie digne jusqu’au bout, Editions du Seuil, 17/11/2004
Nous ne nous sommes pas dit au revoir, Robert Laffont, 30/03/2000
L’art de mourir, Robert Laffont, 09/10/1997
La mort intime, Robert Laffont, 14/09/1995
( * ) Les soins palliatifs sont des soins actifs délivrés au malade, celui étant considéré dans sa singularité et de manière globale, c’est-à-dire comme un être biopsychosocial.
( ** ) L’objectif de l’association est d’accueillir ceux qui, condamnés par la médecine, conscients d’avoir un temps limité à vivre, sont en quête de sens. Avec l’évolution des nouvelles thérapies, le Sida devient une maladie chronique et l’Association Bernard Dutant, aujourd’hui basée à Marseille, s’oriente vers des activités de ressourcement pour « prendre soin de soi » (week-ends de marche, théâtre, soirée de partage).







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