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MOI D’ABORD ! Comment ça penser à soi d’abord ?! On dit qu’il faut environ un tiers de temps en plus à une personne en situation de handicap pour faire la même chose qu’une personne valide. Accompagner une personne qui est dans la dépendance, c’est donc lui accorder plus de temps que vous ne l’auriez fait avec une personne sans handicap.

Donc, avoir plus de temps pour soi paraît mathématiquement impossible pour un aidant ! La liste de tout ce que l’on a à faire ne rentre même pas dans les 24 heures de la journée… Et oui, c’est le drame de l’aidant (mais pas que de lui) qu’il n’y ait que 24 heures à une journée, que nous n’ayons que deux mains… Et pourtant, il faut faire avec ! Alors, comment faire ?

Apprendre à penser à soi avant de penser à l’autre ?

Et pourquoi est-ce que ce serait indécent ? Nous apprenons depuis tout petit qu’il faut être dans le partage, la charité, la bienveillance… Bref, tout un tas de qualités morales plus que nécessaires au bon déroulement de notre vie sociale.
Et il n’est aucunement question ici de tout remettre en cause.
Mais attention, être aidant, c’est parfois emprunter une route en ne regardant plus l’horizon mais en gardant le nez dans le guidon. Alors…

Pourquoi, aujourd’hui, vous ne pourriez pas prendre un peu de temps sous votre douche ? Pourquoi vous ne pourriez pas vous faire les ongles ou vous maquiller tranquillement (Euh… La plupart des aidants sont des femmes, paraît-il, pour l’instant…) ou vous raser de prêt (Rendons tout de même hommage aux messieurs…) ? Pourquoi ce soir ne pourrait-elle pas être votre soirée ciné, sortie entre amis, dîner en amoureux ou tout simplement une soirée à faire le légume sur le canapé, sous un plaid, devant un programme télé divertissant (ou qui a pour vocation de l’être puisqu’il peut vous sortir un moment de votre quotidien) ? Si vous ne vous accordez pas un peu de temps, personne ne vous en offrira ! Alors prenez-le !

Penser à soi pour mieux agir pour et avec l’autre !

Et oui, prendre du temps pour soi c’est se donner l’occasion de se ressourcer, de recharger les batteries car il faut du temps, plus de temps, quand on accompagne un proche en situation de dépendance. Or, si vous ne savez pas vous donner du temps, et donc de l’attention, comment pouvez-vous faire correctement attention à l’autre ?

Allez, le beau temps revient ! C’est le moment d’enfiler des vêtements légers et d’aller se promener, de cueillir de belles fleurs, de se mettre à l’ombre avec un bon livre ou de profiter de la piscine !

CHARITÉ BIEN ORDONNÉE COMMENCE PAR SOI-MÊME

Article rédigé par Sandrine Damez

Un commentaire

  1. Bonjour, je vous approuve à 200%, moi qui garde maman depuis 10 ans avec la maladie d'Alheimer, je ne me culpabilise pas lorsque je fait une sortie entre amie ou prendre une bonne douche, je suis femme avant tout et surtout je ne me pose jamais de question, je suis la tout simplement et j'en ai fait une très belle vocation. Et je suis rentrée au café-mémoire de France Alzheimer de Beaune tout les jeudis pour pouvoir aidé les aidants et nous partageons nos expériences et surtout du positif. N'ayez pas peur de voir la personne qui n'est plus ce qu'elle était, sachez c'est toujours que du bonheur de l'accompagner sur un chemin différent.

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