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Bénévole et aidants, même chose ?

Si on ne tient compte que de la définition de chacun de ces termes, force est de constater que nous parlons de choses similaires mais différentes.

Similaires car nous sommes bien dans l’aide aux autres. L’étymologie du mot « bénévole » vient du latin « benevolus » qui signifie « bonne volonté ». L’aidant et le bénévole font effectivement preuve, tous deux, de bonne volonté dans la mesure où ils essayent de faire au mieux pour aider quelqu’un. Différentes car tout est dans le « quelqu’un »…

L’AIDANT, lui, pallie la dépendance d’un PROCHE. Une DIMENSION AFFECTIVE entre en jeu. Mais le choix d’aider n’est pas nécessairement un choix librement consenti et peut être ressenti comme une OBLIGATION car, effectivement, d’un point de vue légal, c’est une obligation : au nom de la solidarité familiale, l’article 205 du Code civil prévoit que les enfants sont tenus de secourir leurs ascendants (parents et aïeux) lorsque ceux-ci sont dans le besoin. De plus, l’aide accordée est très souvent QUOTIDIENNE.

LE BÉNÉVOLE, lui, se trouve soustrait à ce sentiment d’emprisonnement dans une vie que l’on ne choisit pas. Car, en effet, le bénévole CHOISIT. Il choisit le type de handicap, de maladie invalidante, ses jours et horaires, le moment de sa vie où il va commencer à s’investir (on peut donc se dire qu’il est prêt) et s’il veut arrêter de s’investir, il le peut…

Vers la professionnalisation du bénévolat

Si le bénévole est toujours cet individu qui se présente aux portes d’une association en proposant son temps libre, ses bras, son enthousiasme… Nous assistons depuis quelques années à une professionnalisation du bénévolat. Comme le dit Maud Simonet-Cusset, sociologue, « on est rarement d’emblée bénévole, on apprend à le devenir ».

Beaucoup d’associations proposent à leurs nouveaux bénévoles des pratiques mises en œuvre pour construire (c’est-à-dire pour définir et contrôler) le rôle du bénévole comme travailleur : pratiques de recrutement, et donc de sélection des candidats au bénévolat, pratiques de formation, de soutien, de suivi du bénévole dans l’exercice de son activité, définition des profils de postes bénévoles et parfois même des contraintes déontologiques qui y sont associées, définissant la durée et la régularité de l’engagement…

Cette réalité concerne de manière très inégale l’ensemble du monde associatif: en fonction de l’activité exercée et de l’organisation dans laquelle elle est exercée, le rôle du travailleur bénévole est plus ou moins formellement construit. Mais elle semble essentielle pour le bon fonctionnement de l’association surtout lorsque celle-ci a pour vocation d’être nationale, voire internationale.

Les bénévoles, une aide efficace pour les aidants

Les aidants professionnels sont une source de soulagement pour les aidants naturels et familiaux mais il ne faut pas oublier les bénévoles ! Et il est sûr et certain que lorsque les bénévoles seront tous bien formés à leur rôle au sein d’une association, leur aide ne pourra être que plus efficace et, par conséquent, pour nous aidants, plus appréciable.

Cet acteur de l’aide qu’est le bénévole ne doit pas être perdu de vue et, pour pouvoir compter sur une aide efficace, les aidants familiaux et naturels doivent apporter leur concours afin de sensibiliser, informer et former les bénévoles.

Et oui, encore une tâche supplémentaire pour l’aidant ! Mais pour pouvoir être aidé de manière encore plus efficace par la suite…

LA SENSIBILISATION, L’INFORMATION ET LA FORMATION sont essentielles pour l’intégration et l’immersion dans la société de toute personne en situation de dépendance… Et pour leurs proches qui ont tendance à se désocialiser également… N’OUBLIONS PERSONNE !

Article rédigé par Sandrine Damez

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