Marie a 50 ans. On lui a découvert un cancer. Son cancer lui a ouvert les yeux sur la fragilité de la vie même et elle s’émerveille encore plus des petites choses de la vie…

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Marie a 50 ans. On lui a découvert un cancer. Très vite, il a fallu l’opérer et décider d’une chimiothérapie. Un jour, elle m’avoue se sentir « abandonnée » au moment de partir pour ses séances de chimio. Qu’à cela ne tienne, je décide de l’accompagner à la prochaine…

En arrivant au centre, je découvre ce qu’elle redoute : des malades qui attendent. Leurs visages sont tristes, leurs angoisses palpables. La télévision au volume tonitruant n’y change rien, bien au contraire…

Marie est une femme de grande foi, ce qui l’aide beaucoup à surmonter cette épreuve, d’autant plus qu’elle doit supporter les désagréments d’une colostomie. Mais là, Marie a du mal à endurer cette ambiance. Cet endroit manque terriblement d’humanité. Les secrétaires ne sourient pas, n’accueillent pas. Tout le monde ici est mal à l’aise. Heureusement, avec Marie, nous parlons pour passer ce moment où chacun est « seul »… et passons un moment extraordinaire de confiance, de confidences et d’amitié profonde… Ce service qui reçoit tant de souffrances nous sort de nous-mêmes. En vérité.

Marie a un besoin vital de confier ses ressentis face à la maladie, la difficulté de gérer la colostomie, sa grande fatigue, la diète qu’elle s’impose trois jours avant la chimio pour ne pas avoir de nausées, ses soucis financiers avec son incapacité à travailler et la petite retraite de son mari plus âgé, un enfant encore à charge…

Est-ce sa fragilité qui la pousse à se livrer si simplement, si humblement et avec autant de sincérité ? Je le crois. Son cancer lui a ouvert les yeux sur la fragilité de la vie même et elle s’émerveille encore plus des petites choses de la vie…

Marie a toujours le sourire, un beau, un grand sourire. Elle réalise le bonheur qu’elle a d’être entourée et portée par les prières des unes et des autres.

Pour moi, elle est une leçon de vie. Cet après-midi m’a fait réaliser que je reçois plus d’elle que je ne lui apporte.

Merci Marie…

Béatrice
Si vous souhaitez, comme Béatrice, partager un témoignage et être accompagné pour le mettre en forme, contactez Nathalie Cuvelier.

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