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Blandine, est psychomotricienne dans un Foyer d’adultes lourdement handicapés des Yvelines. Elle nous explique son projet pédagogique autour de Fayou, chien Handi’chien.

Comment vous est venue l’idée de prendre un chien Handi’Chiens ?

J’ai vu, au cours de ma formation de psychomotricienne, un maitre de stage venant avec son chien dans les établissements. J’ai constaté l’effet bénéfique sur les résidents. Cela m’a donné envie de monter un projet avec des chiens. J’ai mis 17 ans pour le réaliser. La direction du foyer a donné son accord. Il y a peu de chiens Handi’Chiens dans les établissements pour personnes handicapées. Pour obtenir un chien d’accompagnement social Handi’Chiens, il a fallu écrire un projet, le présenter à l’association. Personnellement, j’ai dû décrire mon mode de vie, ma vie personnelle. Il fallait que ma vie corresponde à l’arrivée d’un chien Handi’Chiens, que mes vacances soient possibles avec ce chien.

Quels sont les contraintes pour vous ?

J’ai la maison qui vient au boulot, et le boulot qui vient à la maison. Ce chien fait partie de ma vie privée et de ma vie professionnelle. Parfois j’ai besoin de me séparer de lui, par exemple, pour faire mes courses. Dans ce cas, il faut que je le ramène à la maison. Mais finalement, ce sont de petites contraintes.

Quel a été la préparation au Foyer des Saules ?

Cela a représenté un an de travail. J’ai mis en place une activité autour du chien avec les résidents un an avant son arrivée  : des activités sensorielles autour du chien avec des peluches, des sons, des photos, jusqu’à des recherches sur internet pour ceux qui en étaient capables. On a parlé de chien toutes les semaines. Puis je suis partie en formation durant 8 jours, et enfin, Fayou est arrivé et on a commencé les activités. Il participe aux activités de psychomotricité, mais également avec le personnel formé, il aide au lever, au coucher, à la toilette…

Mais que fait-il ?

Il réveille les résidents qui ont des douleurs au lever. Il monte délicatement au pied du lit, puis rampe auprès de la personne pour faire un câlin. Il aide à la toilette, pour les résidents qui refusent la douche. Il sait enlever les chaussettes, un gilet, apporter un vêtement. Sept AMP ont été formées durant 3 jours avec un éducateur canin.
Il intervient pour les sorties à l’extérieur. Les résidents, s’occupent de lui, font le nursing. On fait beaucoup de jeux associés au chien. C’est un support de travail éducatif.

Il a une cape sur laquelle on peut scratcher des objets. De ce fait, les résidents jouent au memory, aux puzzles sur le dos du chien. On a souvent plus de résultats sur le dos de Fayou que sur une table. Il participe au coucher. Il accompagne les résidents dans les groupes de marche. Ceux-ci ont appris à tenir le chien en laisse. On lâche le chien, on le rappelle, on joue avec lui. On rencontre d’autres promeneurs dans la forêt, chacun parle de son chien. La communication est facilitée.

Au moment du décès d’un résident, Fayou a pris une grande place. Il a l’instinct de la situation. Lorsqu’on a annoncé le décès, il s’est mis à genoux près des résidents pour les réconforter. Il a fait beaucoup de câlins.
Ce n’est pas un chien de compagnie qui se promène dans les couloirs. Pour le foyer, Fayou représente un vrai projet pédagogique et permet de proposer de nouvelles activités. C’est vraiment une belle réussite. Fayou est un aidant travailleur actif, qui a su prendre sa place auprès de 50 adultes en situation de handicap.

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Contact pour en savoir plus ou soutenir l’association :
HANDI’CHIENS
siège social
13 rue de l’Abbé Groult
75015 PARIS 
handichiens@wanadoo.fr

Site  : www.handichiens.org (possibilité de dons en ligne)
Tél. : 01 45 86 58 88

Article rédigé par Danièle Mouthuy

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