Etre aidant ne change rien au fait qu’on est enfant de ses parents

psychologue

Michèle Guimelchain Bonnet, psychologue clinicienne, fondatrice du café des aidants, anime une émission sur Radio Vivre FM, intitulée « La parole aux aidants » dont les moments choisis sont retransmis en podcast sur Aidant attitude. Elle vient d’écrire une série de quatre articles pour Aidant attitude afin de donner des définitions simples et utiles à tous sur son métier.

Les sujets précédemment traités :

Qu’est-ce qu’un(e) psychologue ?
Quel est le rôle des psychologues ?
Que fait-on en séance avec un(e) psychologue ?

Généralement on rassemble sous un même terme de psychothérapie le travail fait avec les psychologues. Même si les séances prennent différentes formes, toutes sont fondées sur la parole. Celui qui consulte, parle de ses préoccupations, parfois de ses problèmes, en tout cas de ce qui lui paraît pénible ou gênant dans sa vie quotidienne.

Contrairement à une idée répandue, il n’y a pas de «  miracle  » au cours des psychothérapies. Il n’y a pas de révélation. Et pour cause, seul le consultant connaît sa propre histoire. Par contre, par l’exercice de sa parole à lui, il fait des liens entre des évènements qu’il a vécus et ses difficultés actuelles.

Etre aidant ne change rien au fait qu’on est enfant de ses parents (même à 50 ans !) et qu’on leur en veut toujours de nous avoir expédié en colonie de vacances quand on avait 12 ans et qu’on en n’avait pas envie. Sauf que cette vieille histoire est toujours là et, aujourd’hui, elle est un obstacle à une relation apaisée avec le parent dépendant. Alors, l’aidant s’impatiente, pense que son parent ne fait pas ce qu’il faut, bref qu’il est très «  lourd  » à porter.

Parler de ce qui s’est passé il y a si longtemps ? Est-ce utile ? Qu’est-ce que cela apportera de plus ?

Cela apportera juste une sorte de libération, la possibilité de relier des énervements d’aujourd’hui à de vieilles rancœurs du passé. Et c’est cela qui permet de les dépasser, de s’en débarrasser.

Quand consulter ?

Il vaut mieux ne pas attendre. Quand une personne se sent mal, intérieurement, que tout lui paraît difficile, faire les choses, les penser, les organiser dans sa tête, quand la personne a des problèmes de sommeil, d’alimentation (trop ou plus suffisamment), c’est que ses limites sont atteintes. Alors avant l’écroulement, il vaut mieux consulter.

Les psychologues travaillent en libéral, dans des centres médico-psychologiques (CMP). Certains sont présents dans les centres de soin où la personne dépendante est prise en charge. Cela donne beaucoup de possibilités de consulter et d’être épaulé.

Article rédigé par Michèle Guimelchain Bonnet, psychologue clinicienne

Un commentaire

  1. Tout ça fait d'accord, il est important de consulter rapidement quand on en ressent le besoin.
    Aussi, j'adore l'émission "La parole aux aidants".

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