Trois raisons devraient motiver l’État à prendre en charge une consultation annuelle pour les aidants qui le souhaiteraient et les éventuels examens de santé qui en découleraient.

Sécurité Sociale

Trois raisons devraient motiver l’État à prendre en charge une consultation annuelle pour les aidants qui le souhaiteraient et les éventuels examens qui en découleraient.
La gratuité de cette consultation annuelle ainsi que des éventuels examens prescrits représenteraient une dépense de 142 millions d’euros si 1 million d’aidants la suivaient.

Première raison

142 millions d’euros à charge de la collectivité nationale – pour permettre à 1 million d’aidants de mettre leur santé en priorité – correspondrait à un peu moins de 1 pour mille des 164 milliards d’euros économisés grâce aux aidants annuellement au niveau national.

Deuxième raison

Le fait que Les médecins traitant s’impliquent dans la prévention santé de l’aidant, représente un gage d’efficacité pour la Sécurité sociale.

Troisième raison

La Sécurité Sociale devrait alerter tous les aidants sur les risques santé induits par leur rôle : de nécessaires études en cohortes devraient être menées pour suivre plus précisément ces risques de santé propres au rôle d’aidant.

Détails du calcul du coût de prise en charge de cette initiative

Sur les 8,3 millions d’aidants en France, 3 millions d’aidants doivent être considérés à risque en raison du nombre d’heures qu’ils consacrent à leur proche ou de leur état de santé à peine correct ou faible au moment où ils sont devenus aidants (1).

Si seulement un tiers de ces aidants à risques, soit un million d’aidants, bénéficiaient de cette consultation auprès de leur médecin traitant, ce serait un grand pas.
Cet objectif de un million d’aidants qui feraient cette visite annuelle en 2014 pourrait être atteint à condition d’être bien relayé par chacun des acteurs impliqués (Améli, les Agences Régionales de santé, les sites d’aidants, les CLIC,les MDPH).

La consultation revient à 22 euros à la Sécurité Sociale (2), soit 22 millions d’euros pour 1million d’aidants.

Une majoration de 10 euros (2) a été ajoutée pour les aidants contraints de demander la visite à domicile, sans doute les deux tiers d’entre eux, pour un coût de 6,7 million d’euros.

Le coût moyen retenu des examens prescrits est de 220 euros (3). Dans l’hypothèse où un tiers des aidants auraient des examens et analyses à faire suite à la consultation, le coût total représenterait 73,3 millions d’euros.

En outre il faudrait prévoir un forfait annuel de 40 euros (2) pour le médecin traitant au titre de son suivi de l’aidant, soit 40 millions d’euros.

Les 142 millions d’euros pourraient faire l’objet d’une ligne budgétaire spécifique dans le projet de loi de finances de la Sécurité Sociale pour 2014.

(1)Transposition des chiffres d’études américaines, et en particulier l’étude nationale sur les aidants , l’étude Evercare et l’étude MetLife.
(2) Tarification de la Sécurité Sociale des actes et majorations,
(3) Rapport de la Cours des Comptes sur le fonctionnement des Centre d’Examens de Santé, Chapitre 9, septembre 2009

Cet article a été écrit par un collectif d’aidants

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