centres répit familles

Partir en vacances sans culpabilité lorsqu’on est aidant est aujourd’hui possible grâce aux centres Vacances Répit Famille. Ces structures offrent, en effet, des formules touristiques pour les aidants familiaux et une prise en charge médico-sociale pour leurs proches dépendants. Une initiative à développer…

S’accorder du répit et partir en vacances est souvent difficile pour les personnes qui s’occupent au quotidien d’un proche dépendant. Pourtant, le besoin de souffler est plus que nécessaire pour ces aidants – plus de 8 millions en France, qui doivent concilier toute l’année la charge d’une personne dépendante avec leur vie familiale et leur vie professionnelle. Pour autant, prendre des vacances est souvent mal vécu : pour l’aidant qui culpabilise d’abandonner son proche et pour ce dernier, qui peut mal réagir, se considérer comme un fardeau et être tenté de se replier sur lui-même . « Les hébergements temporaires disponibles pour les personnes dépendantes dans le cadre de leur maintient à domicile sont essentiellement utilisés dans des situations d’urgence, lorsque l’aidant doit s’absenter pour son travail, qu’il est malade ou doit se faire hospitaliser. Il était donc indispensable d’inventer de nouvelles structures qui permettent aux aidants et aux aidés de prendre des vacances en commun, mais de façon différenciée», explique Jacques Cecillion, directeur de Vacances Répit Familles et de PRO BTP. Fort de ce constat, le projet Vacances Répit Famille naît en 2013 et dispose aujourd’hui de trois centres d’accueil situés dans le Jura, en Indre et Loire et en Maine et Loire. Des établissements qui ont donné l’occasion à 1000 couples aidants-aidés de se retrouver en vacances. Les aidants peuvent prendre du repos mais également se divertir, participer à des groupes de paroles, ainsi qu’à des séances de formation et d’information.

Avoir accepté la maladie

Selon une enquête réalisée en décembre 2016 sur les impacts psychosociaux des séjours Vacances Répit Famille, les bénéfices s’évaluent surtout au niveau de la santé physique et morale et de la réduction de l’anxiété. Les femmes retraitées seraient 73,2% à s’inscrire, la plupart d’origine francilienne et en couple avec le proche dépendant. L’enquête explique également que le projet de vacances s’élabore essentiellement chez des aidants de longue durée (plus de trois ans) qui ont dépassé le cap de l’acceptation de la maladie. Si le bilan est positif, « l’offre est encore loin de répondre aux besoins. Pour que de nouveaux centres s’ouvrent, il est nécessaire d’échapper aux schémas locaux d’organisation médico-sociale et de reconnaître l’intérêt général des activités qui y sont menées. Une perspective qui s’inscrit pleinement dans le cadre de la loi 2016 de l’Adaptation de la Société au Vieillissement », conclue Jacques Cecillion.

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